Arthur Schoonderwoerd, un musicien enthousiaste tourné vers tous les publics.

Merci au Conseil Départemental du Doubs pour ce bel article.

Les yeux d’Arthur Schoonderwoerd s’agrandissent comme un sourire lorsqu’il les porte sur les gens ou qu’il les tourne vers ses pianofortes. « La musique favorise une ouverture d’esprit », dit-il avec enthousiasme. Du 6 au 15 mai, la programmation du 11e festival de Musiques anciennes de Besançon-Monfaucon témoigne de sa curiosité insatiable.

Arthur Schoonderwoerd a découvert très tôt sa « Terre inconnue » : les musiques anciennes ! Entendez par là : les musiques de tous temps (jusqu’au début du XXe siècle) interprétées sur des instruments d’époque. Il en a fait sa spécialité après un diplôme de concertiste en piano moderne obtenu au conservatoire de sa ville d’origine, Utrecht, approfondissant le pianoforte « pour résister à l’uniformisation des interprétations ».

EN HOMMAGE À CRISTOFORI

« Les sonorités pour un musicien, c’est comme les notes d’un parfum, tout est nuances. Elles varient d’un instrument à l’autre, d’une époque à l’autre, d’un pays à l’autre », fait-il observer. Pour donner forme et expression à ses ambitions, il fonde, en 1995, l’ensemble Cristofori (du nom de l’inventeur du pianoforte). Il se distingue dans ses interprétations de Mozart et Beethoven comme en témoigne sa discographie (label : Accent).

« LES SONORITÉS POUR UN MUSICIEN, C’EST COMME LES NOTES D’UN PARFUM »

Arrivé des Pays-Bas à Besançon en 2005 où son épouse, flûtiste, venait d’être nommée au conservatoire de musique à rayonnement régional, il a poursuivi ses explorations tout en enseignant à Barcelone (jusqu’en 2015). En 2005, il crée le festival de Besançon-Montfaucon pour concrétiser sa démarche en direction du public. « Nous proposons de faire d’un concert une expérience individuelle, dans des lieux inédits ». Des bals, des déjeuners et des goûters sont organisés, des dialogues s’instaurent autour d’une table…

2016 : MUSIQUES EN MOSAÏQUES

En 2016, le festival essaime depuis Montfaucon et Besançon jusqu’à Orbe, en passant Jougne et Ornans. Au musée Courbet, le peintre Charles Belle révélera quelques-uns des secrets qui se cachent derrière Le Chêne de Flagey, œuvre majeure de Gustave Courbet, tandis que des concerts seront donnés à l’église.

Sur la thématique Musiques en mosaïques, des rencontres étonnantes sont suscitées avec l’ensemble Cristofori dans les Folksongs de Joseph Haydn (12 mai, 20h30, Préfecture, Besançon), le Singhini Consort de Katmandu (musique hindoustani, 13 mai, 20h30, centre Mandela, Besançon), les ensembles Alyzés et Organum qui s’illustreront dans des musiques profanes et religieuses…

LA MUSIQUE EST AUSSI UN JEU

La musique est un langage, et elle est aussi un jeu, comme le rappelle le musicien en proposant aux collégiens, avec le concours du Département, et aux élèves du Conservatoire, une création « en forme de mosaïque audio-visuelle » à partir de 12 mélodies des constellations, de Stockhausen (La Naissance du pixel, Tierkreis), associant musique et arts plastiques (11 mai, 20h30, Grand Kursaal, Besançon).

Ainsi, chaque année, autour d’Arthur Schoonderwoerd, la musique convoque tous les arts, à commencer par l’art de vivre.

11e festival de Besançon-Montfaucon, du 6 au 15 mai
Tél. 03 81 83 48 91
info@festivaldemontfaucon.com

Billetterie en ligne : Office de Tourisme de Besançon
Facebook : Festival de Besançon/Montfaucon

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