Les Serpents d’Eden

Les Serpents d’Eden 

Direction : David Partouche

Le serpent d’église, basse à vent proche de la voix humaine, créé vers 1590 initialement pour suppléer au voix creuses dans les églises et parfois pour palier à l’absence d’orgue pendant l’office ecclésiastique dans certaines paroisses Française dès le XVII ème siècle, a peu à peu disparu jusqu’au début du XXéme, et nous assistons à sa ré – émergence depuis les années 80-90. Figure emblématique du serpent en Bourgogne – Franche – Comté, David Partouche qui enseigne notamment cet instrument au sein du Département de Musiques Anciennes du Conservatoire de Besançon, crée en 2015 ce collectif à géométrie variable « Les Serpents d’Eden », regroupant des serpentistes reconnus, ainsi que ponctuellement des luthistes et percussionnistes. Les « Serpents d’Eden » interprètent et arrangent un répertoire composé de diverses pièces allant des « musiques anciennes » aux « musiques nouvelles », avec des œuvres de la Renaissance italienne et de la Renaissance espagnole, des pièces baroques françaises, des standards de Jazz et des créations où ils n’hésitent pas à mêler Human Beat Box et machines électroniques. La première pièce du même nom qu’il écrit pour cette ensemble incarne ce fameux « revival » de l’instrument : une mise en lumière des similitudes et des différences entre les musiques dites anciennes et celles dites actuelles ou nouvelles, soit les oppositions et les analogies entre la diminution et l’improvisation. Aussi, le Plain-chant, pratique historique phare du serpent d’église, est manipulé et conjugué à des couleurs nouvelles dans cette création. L’Eden, prison dorée … dont il serait possible de s’échapper par l’improvisation … des improvisations et diminutions personnifiées par leurs serpents, bousculant les grilles, toutes les grilles donc. Les diminutions et improvisations seraient-ils les fruits du Jardin libérant la musique de sa partition originelle ?

> Concert dim. 15 mai

Elisabeth Coxal, Sébastien Pérez, serpents
Jean-Baptiste Renaux, serpent et Human Beat Box,
David Partouche, serpent et direction.

Les Serpents d'Eden

Elizabeth Coxall, serpent

Elizabeth Coxall débute la trompette à l’âge de 5 ans dans la classe d’Eric Aubier à Montreuil. Après son prix en 2006, elle étudie successivement l’euphonium puis le tuba au CRR de Paris avant d’intégrer en 2012 le CNSMD de Lyon sous l’enseignement de Stéphane Labeyrie et Arnaud Boukhitine.
Véritable touche-à-tout, passionnée de musiques anciennes comme de musiques improvisées, Elisabeth a également étudié le chant lyrique dans la classe de Françoise Pétro ainsi que le chant jazz dans la classe de Guilaine Delassus et avec Laurence Appity. Elle entreprend l’apprentissage du serpent sous l’égide de Michel Godard au CNSMD de Paris en 2014. Parallèlement à ses études, elle est tubiste à la Garde Républicaine de 2010 à 2012, et joue régulièrement à l’Orchestre Pasdeloup, l’Orchestre Des Concerts Lamoureux et la Chambre Philarmonique. Elle fait aussi partie de nombreux ensembles tels que le trio vocal les 3 Cigales de 2005 à 2011, le quintet de cuivre Toca-Sehn, le Paris Brass Band, la quatuor à vents Les Quatre Cents Coups, joue actuellement avec la Compagnie les Grooms pour une production de Rigoletto, et au sein des projets « Jo and the Little Big Sisters » et la compagnie Local ménage au serpent.  Elle occupe depuis 2015 le poste de référent pédagogique au sein du projet DÉMOS à la Philharmonie de Paris.

Sébastien Perez, serpent

C’est à l’âge de 8 ans que Sébastien Perez découvre les joies de la musique, il débute à l’école de musique de Lespignan par l’apprentissage du saxophone. A l’âge de 13 ans, il change de voie pour aller vers le trombone qu’il apprend au conservatoire de Béziers auprès d’Hervé Barthes. Trois ans plus tard, il entre au CNR de Montpellier dans la classe d’Elisabeth Montion et d’André Canard. Âgé de 18 ans, il découvre le tuba et décide d’entré au CNR de Montpellier où il est reçu dans la classe d’Yves Lair. En 2011, il obtient un 3ème prix au concours tubatours catégorie Prestige. Après plusieurs années d’études, il sort du CNR de Montpellier en 2012 où il obtient plusieurs D.E.M (diplôme d’étude musical) tuba mention TB, trombone mention B, musique de chambre mention TB à l’una et formation musicale mention TB. En parallèle, il était membre du Latinus Brass Band (2008-2011). Actuellement il est étudiant au Conservatoire Supérieur de Paris (CNSMDP) dans la classe de tuba de Gérard Buquet et Laurent Pezière ainsi que la classe de serpent de Michel Godard. En octobre 2014, il est admis en formation D.E et, au mois de mai de cette même année scolaire, il obtient sa licence de tuba avec une mention Très Bien à l’unanimité. Il était membre du Paris Brass Band (2012-2015). Il a eu l’occasion de participer à plusieurs académies d’orchestre tels que l’ONHJ (2008), CHMYO (2010), OFJ (2014) et l’académie de Luzern (2015). Il joue régulièrement avec l’orchestre national de Montpellier au côté d’Yves Lair et également avec d’autres orchestres tels que l’orchestre Lamoureux, les musiciens du Louvre, l’orchestre national d’île de France (ONDIF) ou encore l’Opéra de Paris.

Jean-Baptiste Renaux, serpent & Human Beat Box

Il est étudiant en Master 2 au CNSMDP dans la classe de tuba de Gérard Buquet. Ancien élève de Thierry Thibault (Ensemble Epsilon et directeur du CRD de Valenciennes), Gabriel Capet (CRR de Lille) au tuba et saxhorn avec Christian Leleu au conservatoire de Valenciennes. Il obtient son Diplôme National d’Orientation Professionnelle de tuba et saxhorn en 2011 et entre au CNSMDP la même année. En juin 2015 il obtient le diplôme d’État de Professeur de Tuba. Il enseigne depuis 5 ans dans l’école municipale d’Hautmont. Désireux de faire connaitre son instrument il participe régulièrement à des présentations d’instrument auprès du jeune public afin de sensibiliser les enfants à un instrument méconnu. Il est également tubiste dans différents orchestre comme le Sinfonia Pop orchestra (orchestre de musique de film) et le Secession Orchestra (orchestre de chambre). Il a également  participé à des concerts avec l’orchestre Pasdeloup et l’orchestre National de France. Attiré par la musique de Chambre il participe à de nombreux ensemble au sein du conservatoire en quatuor de tuba, quintette de cuivre et ensemble de cuivre. Il encadre pour la 4ème année consécutive les cuivres dans les orchestres de l’académie internationale d’été.

David Partouche, serpent & direction

Il étudie le saxhorn, le tuba, la contrebasse à cordes, l’écriture, et pratique l’improvisation, la musique de chambre et l’orchestre au Conservatoire de Dijon où il obtient ses premiers diplômes (1998-1999), avant de poursuivre au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon dans les départements Cuivres (tuba) / Musiques anciennes (serpent et cornet à bouquin ténor) / et Formation Diplômante au Certificat D’aptitude (2004-2009).
Concertiste, il joue avec la Musique de l’Air de Paris et dans différents orchestres (Metz, Besançon, Dijon …). Féru de Jazz, il s’adonne par ailleurs à ce genre en se produisant dans plusieurs collectifs dont il est le créateur ou l’invité (les Kat’Dixies, le duo Flûtuba, Uncle Boom Jazz Band, le Neuf Têtes-Le Maxiphone…).
Dans le domaine des Musiques Anciennes, D.P. joue du serpent d’église et du cornet à bouquin ténor au sein de plusieurs ensembles de type renaissance (bals) et baroque. Il se spécialise dans le jeu du plain chant baroque au serpent, accompagnant de nombreuses scholas grégoriennes en France et à l’étranger.
Il mène de nombreux projets de concerts au serpent (Montreux, Bern, Bienne, Lucerne, St Ursanne, Glovelier, Dole, Beaune …) avec l’organiste Pascale Van COPPENOLLE.
D.P. crée avec Olivier FICHET (baryton) et Pascale Van COPPENOLLE (organiste) un trio, « Le Souffle et le Serpent », jouant plains-chants, motets et cantates XVIIème s. et des airs bouffes extraits d’opéras XIXème s.
Comme serpentiste, il intervient aussi ponctuellement lors de concerts (messes musicales) du Centre de Musique Baroque de Versailles dirigé par Olivier SCHNEEBELI.
Avide d’élargir ses pratiques au serpent et intéressé par les « machines » informatiques, plusieurs créations de pièces pour serpent et dispositif électronique lui sont commandées, notamment par l’Institut Supérieur des Beaux Arts de Besançon et l’Ecole d’Arts Appliqués de La Chaux-de-Fonds (« Le Son du Doubs ») ou encore par le musée Comtois de la Citadelle de Besançon (« Sur le Qui-Vouivre »).
Il se spécialise aussi dans la pratique de l’Ophicléide (successeur du serpent et prédécesseur du tuba), qu’il joue occasionnellement en orchestres romantiques (Jeune Orchestre Atlantique dirigé par Hervé NIQUET, Ensemble Pygmalion dirigé par Raphaël PICHON …).
Titulaire du Diplôme d’Etat et du Certificat d’Aptitude, passionné de pédagogie, il enseigne (serpent et ophicléide, tuba, trombone, saxhorn alto) et encadre des pratiques collectives en Bourgogne et Franche-Comté (big band Dole, fanfare de rue TTBOrchestra de Beaune, brass band Sagona de Gray). D.P. pilote ainsi de nombreux projets pédagogiques interdisciplinaires, au sein des écoles de musique, avec des artistes invités de renommée internationale, en lien avec les publics scolaires ou avec les associations de pratiques amateurs.
Figure emblématique du serpent en Bourgogne Franche-Comté, D.P. enseigne cet instrument en ré-émergence au sein du Département de Musiques Anciennes du Conservatoire de Besançon. Professeur de serpent lors des « Serpent Journey 2016 » dirigées par Michel GODARD (Jura Suisse), il intervient aussi lors du workshop annuel à Lucerne des classes d’orgue des 4 Hautes Ecoles Suisses Alémaniques sur le sujet du Plain Chant Baroque Français.
D.P. participe avec passion aux pérégrinations des luthiers Stephan BERGER (entre autre le serpent alto plutôt ciblé pour les jeunes enfants), Pierre RIBO (serpents romantiques à clefs) et Damien BARDONNET (serpents primitifs XVIIème s.), cherchant à faire revivre la précieuse et minutieuse facture de serpent.
D.P. crée en 2015 le collectif à géométrie variable « Les Serpents d’Eden », regroupant des serpentistes reconnus, notamment Michel GODARD, ainsi que des luthistes et percussionnistes ponctuels. La première pièce du même nom qu’il écrit pour cette ensemble incarne ce fameux « revival » de l’instrument : une mise en lumière des similitudes et des différences entre les musiques dites anciennes et celles dites actuelles ou nouvelles, soit les oppositions et les analogies entre la diminution et l’improvisation.